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Voitures qui consomment le plus : ces modèles gourmands à surveiller

Voitures qui consomment le plus : ces modèles gourmands à surveiller

Voitures qui consomment le plus : ces modèles gourmands à surveiller

On parle tout le temps des voitures qui consomment le moins… mais jamais de celles qui boivent comme un trou. Pourtant, ce sont elles qui font exploser vos pleins, votre budget et parfois vos nerfs au moment de passer à la pompe.

Ici, on va parler des modèles vraiment gourmands : gros SUV, sportives, pick-up façon « petit camion », mais aussi certains hybrides rechargeables très trompeurs sur le papier. On va voir qui consomme quoi, dans quelles conditions, et surtout : est-ce que ça peut encore avoir du sens pour vous ou est-ce juste un gouffre à carburant.

Comprendre les chiffres : WLTP, réel, et bobards marketing

Avant de balancer des litres aux 100, deux rappels simples :

Dans l’article, je vous donne à chaque fois une fourchette réaliste basée sur les retours d’utilisateurs, essais presse et chiffres constructeurs. Ce n’est pas au centilitre près, mais c’est ce que vous avez des chances de voir sur votre ticket de caisse.

Les gros SUV thermiques : les rois de la gourmandise

Un SUV lourd, haut, peu aérodynamique, avec un gros moteur essence ou diesel… mécaniquement, ça ne peut pas être sobre. Parmi les champions de la conso :

BMW X7 M60i / X5 M & co : la puissance qui se paye cash

Dans la famille « tank de 2,5 tonnes avec V8 », les BMW X5 M, X6 M et X7 M60i font partie des meilleures illustrations.

Concrètement pour vous :

Mercedes-AMG GLE 63 / GLS 63 : le même délire, version étoile

Côté Mercedes, les SUV AMG V8 biturbo sont dans le même panier :

Ce sont des voitures incroyables en confort, en perfs, en agrément… mais chaque accélération pleine charge, c’est presque un billet de 5 € qui s’envole. Si vous faites 25 000 km/an avec ça, votre budget carburant devient une ligne sérieuse dans votre compta perso.

Les pick-up et gros 4×4 : quand l’aérodynamique dit stop

Autre catégorie très gourmande : les pick-up type Ford Ranger, Toyota Hilux, Isuzu D-Max ou certains gros 4×4 body-on-frame (Toyota Land Cruiser, Nissan Patrol, etc.).

Concrètement : si vous prenez un pick-up « pour le look » alors que vous roulez à vide 90 % du temps en ville et sur voie rapide, vous payez cher en carburant pour un format qui ne vous sert pas vraiment. Pour un artisan, un agriculteur ou quelqu’un qui tracte une grosse remorque fréquemment, ça se discute. Pour aller au bureau et chez Ikea, beaucoup moins.

Les supercars et grosses sportives : plaisir à plein régime… et plein tarif

On ne va pas faire semblant : une supercar sobre, ça n’existe pas. Mais certaines sont vraiment exceptionnelles en conso.

Lamborghini Urus / Ferrari Purosangue / Aston Martin DBX

Les SUV ultra-sportifs de luxe cumulent tous les défauts pour la conso : lourds, hauts, surdimensionnés, avec des V8 ou V12 bien énervés.

Là, le profil type du client sait ce qu’il achète. La vraie question, c’est pour ceux qui lorgnent sur des sportives plus « accessibles » en se disant que ça passera en daily.

BMW M3/M4, Audi RS4/RS6, Mercedes-AMG C63 & Co

Ces voitures peuvent parfaitement rouler à 9–10 l/100 sur nationale en mode pépère. Mais dès que vous utilisez leurs performances :

Ce ne sont pas forcément « les pires » en conso pure, mais elles cumulent deux choses :

Si vous hésitez entre une « grosse » sportive et une version 6 cylindres plus sage, demandez-vous honnêtement combien de fois par an vous allez vraiment exploiter les 500+ ch. En dessous de 10 fois, la version inférieure sera souvent plus logique au quotidien… et nettement moins gloutonne.

Les hybrides rechargeables : la fausse bonne idée si mal utilisée

Sur le papier, une hybride rechargeable (PHEV) affiche souvent 1,5–2,0 l/100 km WLTP. C’est vrai… dans un cas très précis : trajets courts, batterie chargée tous les jours, et beaucoup de roulage électrique.

En usage réel, les PHEV peuvent se transformer en vraies sangsues si :

Exemples typiques : gros SUV PHEV haut de gamme

Prenons des SUV hybrides rechargeables type BMW X5 xDrive50e, Mercedes GLE 350 de, Audi Q7 TFSI e.

En résumé : un PHEV mal utilisé peut consommer plus qu’une bonne version diesel ou essence classique. Si vous ne pouvez pas recharger facilement (maison, boulot), fuyez les hybrides rechargeables, surtout dans les gros SUV.

Les anciennes grosses berlines et monospaces : l’occasion pas si bon marché

Beaucoup se disent : « Je prends une grosse berline ou un monospace de 10–15 ans, ce sera pas cher à l’achat, pratique et confortable. » Oui, mais :

Là où ça pique : même si la voiture ne vaut plus « que » 5 000 €, vous pouvez claquer 2 000 à 3 000 €/an de carburant si vous roulez beaucoup. Et quand les réparations arrivent, le calcul global commence à faire mal.

Comment repérer une voiture gourmande avant de signer

Plutôt que de mémoriser des listes de modèles, il y a quelques signaux d’alerte simples.

Avant d’acheter, allez voir :

Construire son budget : combien vous coûte vraiment une voiture gourmande ?

Faisons un calcul très concret, basé sur un gros SUV essence qui consomme 12 l/100 en réel.

Comparez maintenant avec une berline ou un break diesel moderne qui consomme 6 l/100 dans les mêmes conditions :

Différence : 2 400 € par an, juste en carburant. Sur 5 ans, vous êtes à 12 000 €. Ça paye largement la différence de prix entre deux modèles ou une bonne partie du coût de l’entretien, des pneus premium, ou même des vacances.

Dans quels cas une voiture très gourmande reste cohérente ?

Tout n’est pas noir ou blanc. Il y a des situations où une voiture gloutonne peut malgré tout être logique.

Le problème, c’est quand on utilise une voiture très gourmande comme daily car pour faire 25 000 km/an, sans avoir anticipé le budget. C’est là que ça devient vite invivable.

Quelques modèles récents réputés gourmands à surveiller

Sans être exhaustif, voici quelques familles de modèles souvent pointées du doigt pour leur appétit, surtout en usage réel :

Encore une fois, l’idée n’est pas de diaboliser ces voitures : elles ont leurs qualités. Mais si votre priorité c’est de garder un budget carburant raisonnable, ce ne sont pas les meilleures candidates.

Comment limiter la casse si vous avez déjà une voiture gourmande

Si vous roulez déjà dans un engin un peu glouton, tout n’est pas perdu. Quelques ajustements peuvent faire gagner 1 à 3 l/100 sans se traîner.

Et si malgré tout la facture reste trop lourde, c’est peut-être le signe qu’il est temps de revoir le choix du véhicule pour coller à votre usage réel.

En résumé, les voitures qui consomment le plus ne sont pas forcément des « mauvaises » voitures. Elles sont juste en décalage complet si on leur demande de faire ce pour quoi elles ne sont pas faites : du quotidien à gros kilométrage avec un budget serré. Le bon réflexe, c’est de partir de votre usage, de vos trajets, de votre budget carburant acceptable… et seulement ensuite de regarder quel type de véhicule y répond vraiment, chiffres à l’appui.

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